Entamer une action en justice pendant votre période de préavis de travail peut réduire vos droits

Engager une action en justice trop tôt peut réduire considérablement votre recouvrement, même si votre réclamation sous-jacente est solide.
Une décision récente de la Cour suprême de la Colombie-Britannique est un rappel important aux employés et aux employeurs : la manière et le moment où une action pour licenciement abusif est intentée peuvent avoir une incidence importante sur les dommages-intérêts.
dans Adrian c. Agricom International2025 BCSC 1842, le tribunal s’est penché sur ce qui se produit lorsqu’un employé intente une action en justice contre son employeur alors qu’il travaille encore pendant sa période de préavis. Le résultat n’était pas celui attendu par l’employé.
Faits
L’employé comptait près de 30 ans de service. Son employeur lui a donné un préavis de 13 mois, ce qui signifie qu’elle continuerait à travailler et à recevoir son salaire pendant cette période plutôt que d’être payée immédiatement.
Estimant que 13 mois n’étaient pas suffisants compte tenu de sa longue carrière, la salariée a retenu les services d’un avocat. Deux lettres ont été envoyées exigeant 200 000 $ de compensation. Devant le refus de l’employeur, l’employé a intenté une action en justice alors qu’il travaillait encore et recevait un avis de travail.
Ce que le tribunal a décidé
Le juge Brungers a tiré plusieurs conclusions clés qui illustrent un domaine souvent mal compris du droit du travail.
1. Être poursuivi en justice au travail n’est pas seulement un problème
Le tribunal a affirmé que le fait d’intenter une action en justice contre un employeur alors qu’il était employé ne constitue pas un motif valable de licenciement. Les employés ne se conduisent pas automatiquement mal simplement en faisant valoir leurs droits légaux.
2. Mais il pourrait s’agir d’une rupture du contrat de travail
Même si ce n’était pas un motif valable, le tribunal a jugé que l’introduction de l’action équivalait à la répudiation du contrat de travail.
Le rejet se produit lorsqu’une partie manifeste son intention de ne pas être liée par le contrat. En intentant une action en justice alors qu’il est en préavis d’emploi, l’employé indique en fait que la relation de travail ne peut pas se poursuivre comme convenu.
Surtout, un refus n’aura des conséquences juridiques que si l’employeur l’accepte, ce qu’a fait Agricom.
3. Comment les dommages ont-ils été calculés ?
C’est là que la question a le plus d’impact pratique.
Le tribunal a d’abord fixé le délai de préavis raisonnable du salarié, qui était 24 moisCe qui reflète sa longue carrière et son ancienneté.
De ce droit de 24 mois, le tribunal a déduit :
- le 1,5 mois de préavis déjà travailléet
- le 11,5 mois de préavis pour refus de travail Après la résiliation du contrat
Le calcul était clair :
24 mois
Moins (1,5 mois de travail + 11,5 mois de non-travail)
= 11 mois de dommages
Bien qu’il ait droit en principe à un préavis de 24 mois, le salarié n’a récupéré que moins de la moitié de ce montant.
Pourquoi cette question est importante
Cette décision met en avant un point stratégique important pour les salariés :
- Engager une action en justice trop tôt peut réduire considérablement votre recouvrement, même si votre réclamation sous-jacente est solide.
Les employés qui estiment que leur préavis de travail est insuffisant devraient consulter un avocat avant de prendre des mesures qui pourraient par inadvertance réduire leurs droits.
Pour les employeurs, le cas confirme que :
- Un avis d’action peut réduire considérablement la responsabilité lorsqu’il est correctement géré
- Le licenciement d’un salarié peut être accepté sans juste motif, ce qui préserve la position de l’employeur.
Plats à emporter pratiques
Pour les salariés
- Un avis d’embauche ne vous empêche pas de demander un avis juridique
- Mais intenter une action en justice avant l’expiration du délai de préavis peut réduire les dommages.
- Le timing est aussi important que le droit
Pour les employeurs
- Un avis de travail correctement structuré reste un puissant outil de gestion des risques
- Le divorce ne nécessite pas de faute, mais plutôt un refus explicite de poursuivre le contrat
- Une stratégie de documentation et de réponse est essentielle une fois le litige commencé
Réflexions finales
Adrian c. Agricom International Cela nous rappelle que les résultats du droit du travail dépendent souvent du processus et du calendrier, et pas seulement de l’équité. Les employés et les employeurs doivent faire preuve de prudence lorsque des conflits surviennent pendant la période de préavis.
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